Coupe de France

Le Stade Rennais crie au scandale d’arbitrage contre l’OM

Habib Beye n’a pas mâché ses mots après la lourde défaite de Rennes au Vélodrome. Si le technicien breton a reconnu la supériorité de l’OM, il a surtout pointé du doigt une décision arbitrale qu’il juge déterminante dans le scénario du match.

Par Valentin Feuillette
4 min.

L’Olympique de Marseille jouait bien plus qu’un simple huitième de finale de Coupe de France face au Stade Rennais. Pour Roberto De Zerbi, qui disputait à cette occasion son 68e match à la tête de l’OM, l’enjeu était double : entrer un peu plus dans l’histoire du club sous l’ère Pablo Longoria, mais surtout stopper une dynamique inquiétante après une semaine cauchemardesque marquée par un fiasco européen et un nul frustrant en championnat contre le Paris FC. Sous pression, accueillis par des banderoles hostiles, les Olympiens n’avaient pas droit à l’erreur dans une compétition devenue plus ouverte depuis l’élimination surprise du PSG. Conscient de l’importance de la rencontre, l’entraîneur italien alignait un onze résolument offensif et ambitieux, avec notamment un trio Gouri–Paixão–Greenwood, tandis que Rennes, dirigé par Habib Beye, ancien de la maison marseillaise, espérait créer la surprise malgré une période sportive délicate.

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La rencontre a pourtant rapidement tourné à l’avantage de l’OM. Dès la deuxième minute, le pressing intense des Phocéens forçait Quentin Merlin à une erreur fatale dans sa propre surface. Timothy Weah en profitait pour récupérer le ballon et servir Amine Gouiri, qui ouvrait le score sans trembler. Ce but précoce mettait Marseille sur de bons rails et faisait retomber la pression du Vélodrome, sans pour autant emballer le match. Rennes, trop timoré, peinait à exister et se contentait de longs ballons stériles, tandis que l’OM gérait sans forcer. La seconde période repartait sur les mêmes bases, mais avec un nouveau coup de massue pour les Bretons. Dès le retour des vestiaires, Greenwood profitait des largesses défensives rennaises pour doubler la mise. Inoffensifs et dépassés, les hommes de Beye finissaient par craquer une troisième fois sur un but d’Aubameyang en fin de match, scellant une lourde défaite (3-0) sans appel.

La colère noire de Beye

Si le Stade Rennais n’a jamais semblé en mesure de rivaliser sur le plan du jeu, un fait de match majeur a cristallisé la colère bretonne. À la 22e minute, Ethan Nwaneri assénait une vilaine semelle par derrière sur la cheville de Glen Kamara. Une intervention dangereuse, sanctionnée d’un simple carton jaune par l’arbitre, faute de VAR à ce stade de la compétition. Un choix lourd de conséquences, puisque le milieu rennais devait quitter la pelouse blessé quelques minutes plus tard. Furieux, Habib Beye ne décolérait pas sur son banc et auprès du quatrième arbitre, estimant que l’Anglais aurait dû être exclu. «Il y a eu trop d’erreurs pour espérer faire quelque chose. On est forcément puni dans ces cas-là. L’arbitre a reconnu, aussi, qu’il y avait un carton rouge sur le tacle sur Kamara en première période. On avait installé un 5-4-1 pour fermer l’intérieur du jeu et ne pas donner de connexions sur les côtés. Ils ont eu du mal à nous contourner, mais avec cette erreur d’entrée, le plan de jeu est forcément mis à mal». Une frustration d’autant plus grande que, selon le technicien rennais, les arbitres eux-mêmes auraient reconnu après la rencontre qu’avec l’assistance vidéo, la sanction aurait été bien plus sévère.

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Cette décision arbitrale controversée n’explique pas à elle seule la lourde défaite rennaise, mais elle laisse un goût amer et nourrit un sentiment d’injustice côté breton. Réduire l’OM à dix dès la première période aurait pu changer la physionomie d’un match déjà mal engagé après l’ouverture du score express de Gouiri. Au lieu de cela, Rennes a dû composer avec la perte de Kamara et l’impression persistante d’un coup de pouce arbitral offert aux Marseillais. «Le remède, c’est le travail. Certains joueurs sont aussi un peu moins bien. C’est une mauvaise période, il faut les accompagner. Il faut qu’on soit plus efficace offensivement, pour autant je trouve qu’il y a eu quelques bonnes choses collectivement, même s’il n’y a pas la finalité et cette folie qui nous a manqué encore», a néanmoins relativisé Beye. Déjà fragilisés sportivement, les Rouge et Noir repartent du Vélodrome avec un troisième revers consécutif sans inscrire le moindre but, mais aussi avec la conviction d’avoir été lésés dans un moment clé de la rencontre. Un épisode qui relance une nouvelle fois le débat sur l’absence de VAR en Coupe de France et qui, pour Habib Beye et son groupe, restera comme le symbole d’une soirée où tout a tourné contre eux.

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