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Koloesho, Coppola, Immobile… Les coulisses du rapprochement entre le Paris FC et l’Italie

Coppola, Koleosho, Immobile. Cet hiver, le mercato du Paris FC a pris un accent résolument italien. Un virage aussi surprenant qu’assumé, loin d’un simple concours de circonstances, qui s’inscrit dans une stratégie plus large et structurée en coulisses.

Par Valentin Feuillette
5 min.

Englué dans une saison délicate et toujours sous la menace de la zone rouge, le Paris FC a abordé le mercato d’hiver avec une pression maximale. Promu ambitieux, mais encore fragile, le club francilien a payé cher son manque de constance, ses difficultés récurrentes à maîtriser le tempo au milieu et une animation offensive trop irrégulière pour espérer naviguer sereinement en Ligue 1. À la clôture du marché hivernal, lundi soir, le constat restait limpide en interne. Malgré les investissements consentis l’été dernier, le club francilien nécessitait des ajustements immédiats pour éviter une deuxième partie de saison sous tension extrême. Longtemps cantonnée à une posture d’observation, la direction a finalement accéléré dans les dernières semaines, consciente que le maintien ne se jouerait pas uniquement sur des principes de jeu, mais aussi sur la capacité à corriger rapidement les déséquilibres structurels. Dans ce contexte d’urgence sportive et comptable, chaque décision prise cet hiver devait répondre à une logique de rendement immédiat.

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À première vue, le mercato hivernal du Paris FC a pris un accent italien aussi marqué qu’inattendu. Lucas Koleosho, Diego Coppola et enfin Ciro Immobile… L’enchaînement a surpris, tant le virage transalpin est apparu soudain. Avec l’ailier formé en Italie, le club parisien a injecté de la percussion et de la créativité sur les ailes. Avec Coppola, les pensionnaires de Jean-Bouin ont renforcé un secteur défensif en quête de solidité. Et enfin, avec Immobile, champion d’Europe en 2021, le Paris FC a frappé un grand coup en s’offrant un avant-centre d’expérience pour sécuriser le maintien après le rendement insuffisant de Willem Geubbels. Une observation qui, si elle étonne au premier regard, s’explique pourtant rapidement à la lumière des coulisses. Loin d’un simple alignement d’opportunités, ce mercato à forte tonalité italienne s’inscrit dans une stratégie claire, où le Paris FC structure progressivement un axe transalpin appelé à devenir central dans son projet sportif.

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Des liens renforcés avec l’Italie

Ce tropisme italien ne relève en rien du hasard. Déjà solidement implanté au Paris FC, le groupe Red Bull continue, selon nos informations, d’étendre méthodiquement son réseau en Italie depuis plus d’un an. Directeurs sportifs, agents, clubs, centres de formation, journalistes… La marque autrichienne a multiplié les connexions afin de préparer une implantation durable en Serie A. Présent dans plusieurs championnats majeurs (Autriche, Allemagne, États-Unis, Brésil, Japon), Red Bull considère désormais l’Italie comme un marché stratégique à fort potentiel, encore sous-exploité sur certains aspects clés de sa philosophie : développement des jeunes talents, modernisation des infrastructures et contrôle de la chaîne de valorisation sportive. L’arrivée de Jürgen Klopp dans l’organigramme global du groupe n’a fait qu’accélérer cette dynamique. Sans intervenir dans le quotidien des clubs, l’Allemand impulse une vision à long terme, notamment sur les marchés jugés prioritaires, dont l’Italie fait clairement partie. Dans ce contexte, il convient surtout de rappeler que la volonté de Red Bull d’investir durablement en Italie ne date pas de ce mercato. Dès octobre 2024, plusieurs pistes avaient émergé, dont celles menant au Torino et au Genoa, sans qu’aucune ne se concrétise à ce stade, bien que les relations avec les Granata restent très bonnes et que les négociations ne sont pas officiellement fermées malgré la dureté du président Urbano Cairo. L’objectif reste néanmoins inchangé, Red Bull veut absolument acquérir un club italien et l’intégrer à la galaxie de multipropriété.

Depuis plusieurs mois, selon nos informations, le groupe autrichien multiplie ainsi les avancées, les prises de contact et les études de faisabilité, qu’il s’agisse d’aspects sportifs, structurels ou institutionnels. Plus qu’un dossier précis, c’est une stratégie globale qui est à l’œuvre, avec la volonté de réussir son implantation transalpine en prenant le temps de sécuriser le bon projet. Une toile de fond qui éclaire, en partie, le virage italien observé cet hiver du côté du Paris FC. Les mouvements sont suivis de près par la Fédération italienne. Selon nos informations, Gennaro Gattuso encourage désormais certaines jeunes pépites à s’expatrier pour se former à l’étranger, gagner en maturité, puis renforcer à terme la Nazionale, face à une Serie A qui peine encore à offrir du temps de jeu à ses meilleurs talents émergents, malgré les excellents résultats des sélections jeunes. En ce sens, l’entraîneur italien multiplie ainsi les déplacements en Italie, en Angleterre, en Espagne, en Arabie saoudite et est attendu prochainement en France pour observer les joueurs italiens du Paris FC en vue des prochaines échéances internationales, dont les barrages de la prochaine Coupe du Monde en mars.

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En interne, ce mercato d’hiver restera aussi comme le premier entièrement piloté par Marco Neppe au poste de directeur sportif. Un dirigeant issu de la galaxie Red Bull, qui a logiquement activé ses réseaux bien avant l’ouverture du marché. Selon nos informations, plusieurs pistes italiennes ont été sérieusement explorées en accord avec Stéphane Gilli, Antoine Arnault et Jean-Marc Gallot. Comme nous vous le révélions plus tôt dans le mois, Kristjan Asllani, profil très apprécié, mais jugé difficilement accessible, Luca Marianucci et Matteo Prati (finalement recrutés par le Torino, autre club étroitement lié à Red Bull) ont été sondés. Le milieu de la Fiorentina, Jacopo Fazzini, figurait également sur les tablettes parisiennes. Autant de dossiers qui illustrent une stratégie claire, à savoir faire de l’Italie un axe structurant du projet parisien. Si tout n’a pas pu être concrétisé cet hiver, les bases sont posées. Avec Koleosho, Coppola, Immobile et ces connexions renforcées en coulisses, le Paris FC ne se contente plus de lutter pour sa survie. Il s’inscrit désormais dans une dynamique internationale assumée. Et à Paris, la dolce vita ne fait peut-être que commencer.

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