Coupe de France

CdF : l’OM cartonne un Stade Rennais très faible et file en quarts

Par Matthieu Margueritte
4 min.
Mason Greenwood @Maxppp

Ce mardi soir, Roberto De Zerbi est devenu l’entraîneur le plus capé de l’Olympique de Marseille depuis que Pablo Longoria en est le président. Cependant, l’Italien n’abordait pas ce 68e match à la tête des Phocéens avec une sérénité débordante. Depuis le fiasco en Ligue des Champions, les Marseillais sont plus que jamais sous pression. Distancés en Ligue 1 après leur match nul face au Paris FC, alors qu’ils menaient 2-0 à la 82e minute, les Olympiens savaient qu’ils devaient absolument se rattraper en Coupe de France, une compétition devenue nettement plus accessible depuis l’élimination surprise du PSG au tour précédant par le PFC. L’échec n’était donc pas permis pour ce huitième de finale à domicile face au SRFC d’Habib Beye. Et ça, RDZ l’a bien compris en alignant un onze de départ avec De Lange dans les buts, le quatuor Medina-Balerdi-Weah-Emerson en défense, les recrues Timber et Nwaneri au milieu et un trio d’attaque composé de Gouri, Paixão et Greenwood.

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Face à l’enjeu du match, les Phocéens ont immédiatement exercé un énorme pressing sur les Rennais. Un choix très vite payant. Sur un ballon récupéré par la défense rennaise dans sa surface, Quentin Merlin a préféré tenter un crochet au lieu de dégager. Résultat : l’ancien Nantais s’est fait chiper le ballon par Timothy Weah qui ne s’est pas privé pour servir Amine Gouri sur un plateau pour l’ouverture du score dès la deuxième minute (1-0, 2e). De quoi mettre les Marseillais sur de bons rails et leur éviter une ambiance trop pesante. Cette ouverture du score a d’ailleurs tellement soulagé les Phocéens que s’en est suivi une longue période où le rythme est redescendu. Et il ne fallait pas compter sur un Stade Rennais trop timoré et privilégiant les longs ballons vers l’avant pour emballer la rencontre. Les Bretons n’en menaient pas large sur le terrain face à un OM finalement plutôt discret, mais ils ont eu de quoi hurler au scandale après un tacle par derrière de Nwaneri sur la cheville de Kamara (22e).

Rennes beaucoup trop faible pour titiller l’OM

Une faute sanctionnée d’un simple carton jaune, faute de VAR (la vidéo assistance n’est présente qu’à partir des quarts, ndlr). Une aubaine pour la recrue anglaise qui aurait dû être exclue. En face, Habib Beye ne décolérait pas auprès du quatrième arbitre, d’autant que Kamara a fini par sortir huit minutes plus tard. Un fait de match qui a été le deuxième moment marquant de cette première période puisque les deux équipes ne se sont pas créé d’autres véritables occasions, hormis deux alertes d’Al-Tamari sans danger pour De Lange (26e, 45e). À la mi-temps, le petit coup de pouce de Merlin au début du match suffisait à faire le bonheur des Olympiens qui réclamaient toutefois un accrochage d’Aït Boudlal sur Paixão dans la surface rennaise, alors que le Brésilien n’avait pas le ballon (45e). Et cette fois, l’absence de VAR a profité aux Rouge et Noir. Au retour des vestiaires, Beye a fait le choix de mettre plus de physique en attaque en sortant Lepaul pour le remplacer par Embolo. En face, De Zerbi n’a pas voulu tenter le diable et a sorti un Nwaneri flirtant avec le rouge pour installer Dirar.

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Malheureusement pour les Bretons, ils n’ont pas retenu les leçons des 45 premières minutes. Après la boulette de Merlin à la 2e minute, cette fois, c’est toute la défense qui a cédé au bout de 30 secondes en laissant tout l’espace nécessaire à Greenwood pour faire le break (2-0, 45e). La messe était dite. Inoffensif, le SRFC a été trop inexistant pour espérer un quelconque miracle. L’addition aurait même pu être plus salée si Gouiri n’avait pas manqué une énorme balle de 3-0 sur une offrande de Greenwood (77e). Ce n’était que partie remise, Aubameyang n’ayant pas gâché le caviar de Greenwood (3-0, 83e). Les hommes de Beye démarrent mal leur semaine en enchaînant un troisième revers consécutif sans marquer le moindre but, avant de jouer Lens et le PSG. De son côté, l’OM rejoint Reims en quart de finale et se donne de l’air après avoir traversé une énorme zone de turbulence. De quoi préparer le Clasico face au PSG un peu plus sereinement, même si la faiblesse abyssale des Rennais a quand même bien aidé les Olympiens à se relancer.

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