Notes du match Coupe de France

OM - Stade Rennais : les notes du match

Aidé par une grossière erreur de Merlin dès la 2e minute de jeu, l’OM n’a pas eu de mal à battre le Stade Rennais (3-0) et file en quarts de finale. Ce succès marseillais est bienvenu est ces temps troublés.

Par La Rédaction FM
15 min.
Mason Greenwood et les Olympiens ont le sourire @Maxppp

Ce mardi soir, Roberto De Zerbi est devenu l’entraîneur le plus capé de l’Olympique de Marseille depuis que Pablo Longoria en est le président. Cependant, l’Italien n’abordait pas ce 68e match à la tête des Phocéens avec une sérénité débordante. Depuis le fiasco en Ligue des Champions, les Marseillais sont plus que jamais sous pression. Distancés en Ligue 1 après leur match nul face au Paris FC, alors qu’ils menaient 2-0 à la 82e minute, les Olympiens savaient qu’ils devaient absolument se rattraper en Coupe de France, une compétition devenue nettement plus accessible depuis l’élimination surprise du PSG au tour précédant par le PFC. L’échec n’était donc pas permis pour ce huitième de finale à domicile face au SRFC d’Habib Beye. Et ça, RDZ l’a bien compris en alignant un onze de départ avec De Lange dans les buts, le quatuor Medina-Balerdi-Weah-Emerson en défense, les recrues Timber et Nwaneri au milieu et un trio d’attaque composé de Gouri, Paixão et Greenwood.

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Face à l’enjeu du match, les Phocéens ont immédiatement exercé un énorme pressing sur les Rennais. Un choix très vite payant. Sur un ballon récupéré par la défense rennaise dans sa surface, Quentin Merlin a préféré tenter un crochet au lieu de dégager. Résultat : l’ancien Nantais s’est fait chiper le ballon par Timothy Weah qui ne s’est pas privé pour servir Amine Gouri sur un plateau pour l’ouverture du score dès la deuxième minute (1-0, 2e). De quoi mettre les Marseillais sur de bons rails et leur éviter une ambiance trop pesante. Cette ouverture du score a d’ailleurs tellement soulagé les Phocéens que s’en est suivi une longue période où le rythme est redescendu. Et il ne fallait pas compter sur un Stade Rennais trop timoré et privilégiant les longs ballons vers l’avant pour emballer la rencontre. Les Bretons n’en menaient pas large sur le terrain face à un OM finalement plutôt discret, mais ils ont eu de quoi hurler au scandale après un tacle par derrière de Nwaneri sur la cheville de Kamara (22e).

Rennes beaucoup trop faible pour titiller l’OM

Une faute sanctionnée d’un simple carton jaune, faute de VAR (la vidéo assistance n’est présente qu’à partir des quarts, ndlr). Une aubaine pour la recrue anglaise qui aurait dû être exclue. En face, Habib Beye ne décolérait pas auprès du quatrième arbitre, d’autant que Kamara a fini par sortir huit minutes plus tard. Un fait de match qui a été le deuxième moment marquant de cette première période puisque les deux équipes ne se sont pas créé d’autres véritables occasions, hormis deux alertes d’Al-Tamari sans danger pour De Lange (26e, 45e). À la mi-temps, le petit coup de pouce de Merlin au début du match suffisait à faire le bonheur des Olympiens qui réclamaient toutefois un accrochage d’Aït Boudlal sur Paixão dans la surface rennaise, alors que le Brésilien n’avait pas le ballon (45e). Et cette fois, l’absence de VAR a profité aux Rouge et Noir. Au retour des vestiaires, Beye a fait le choix de mettre plus de physique en attaque en sortant Lepaul pour le remplacer par Embolo. En face, De Zerbi n’a pas voulu tenter le diable et a sorti un Nwaneri flirtant avec le rouge pour installer Dirar.

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Malheureusement pour les Bretons, ils n’ont pas retenu les leçons des 45 premières minutes. Après la boulette de Merlin à la 2e minute, cette fois, c’est toute la défense qui a cédé au bout de 30 secondes en laissant tout l’espace nécessaire à Greenwood pour faire le break (2-0, 45e). La messe était dite. Inoffensif, le SRFC a été trop inexistant pour espérer un quelconque miracle. L’addition aurait même pu être plus salée si Gouiri n’avait pas manqué une énorme balle de 3-0 sur une offrande de Greenwood (77e). Ce n’était que partie remise, Aubameyang n’ayant pas gâché le caviar de Greenwood (3-0, 83e). Les hommes de Beye démarrent mal leur semaine en enchaînant un troisième revers consécutif sans marquer le moindre but, avant de jouer Lens et le PSG. De son côté, l’OM rejoint Reims en quart de finale et se donne de l’air après avoir traversé une énorme zone de turbulence. De quoi préparer le Clasico face au PSG un peu plus sereinement, même si la faiblesse abyssale des Rennais a quand même bien aidé les Olympiens à se relancer.

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L’homme du match : Greenwood (8) : fidèle à son statut de leader offensif, l’Anglais reste au cœur de tout ce que l’OM produit de dangereux. Inspiré, disponible et juste dans ses choix, il a multiplié les bons appels et les combinaisons avec Weah sur le couloir droit. Même sans but en première période, son influence a été considérable. Et c’est d’ailleurs lui qui a inscrit le but du break en seconde période (son 22e déjà toutes compétitions confondues) : sur un très bon service de Gouiri, l’ancien de Manchester United a crucifié Samba du pied droit (2-0, 46e). L’Anglais a même offert une passe parfaite à Gouiri à la 76e, mais l’Algérien a manqué de lucidité. Il a une nouvelle fois récidivé à la 83e, servant sur un plateau l’entrant Aubameyang (3-0). Une fois de plus, il a livré une prestation de haut-niveau, permettant aux siens de l’emporter avec un but et une offrande.

OM :

- De Lange (5) : choisi à la place de Rulli pour garder les buts dans ce choc de Coupe de France face à Rennes, le portier néerlandais n’a pas eu grand-chose à faire. Serein dans ses interventions, il a bien capté une tête sans danger d’Al-Tamari à la 47e minute. Une première période tranquille, mais maîtrisée. Il n’aura rien eu à faire non plus en seconde mi-temps, sauf un ballon capté dans les airs à la 90e. Une soirée plutôt très tranquille pour l’ancien de Twente.

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- Emerson (6) : de retour dans le onze après un match terne face au PFC sans lui, l’ancien de l’OL a repris des couleurs sur le flanc gauche. Sérieux sur le plan défensif, il a tenté d’apporter offensivement, notamment par une frappe puissante à ras de terre à la 34e minute, contrée in extremis. Appliqué, sans être flamboyant en première période. Il a réalisé une faute sur Szymanski à la 58e, offrant un coup-franc intéressant à Rennes. Il s’est montré à la hauteur en seconde période, remportant la plupart de ses duels face à Szymanski. Il a été remplacé par Pavard à la 82e

- Medina (5) : préféré à Benjamin Pavard pour remplacer Aguerd et positionné à gauche de la charnière centrale, l’Argentin a apporté du calme et une grande concentration tout au long de la rencontre. Souvent bien placé dans les situations chaudes, il a su contenir avec assurance les incursions adverses sans jamais trembler. Très discret en seconde période après la sortie d’Esteban Lepaul, il a toutefois montré quelques hésitations dans la relance.

- Balerdi (5,5) : régulièrement ciblé par les critiques ces dernières semaines, le capitaine olympien a répondu sur le terrain par une intensité remarquable et un engagement sans faille. Très présent dans les duels, notamment face à Jacquet à la 43e minute, il a fait preuve d’un caractère inflexible qui a galvanisé ses coéquipiers. Son tempérament bouillant reste cependant à canaliser pour ne pas exposer sa défense. Globalement meilleur que lors de ses dernières sorties, il a été hésitant à la relance, mais à noter son bon leadership sur le terrain.

- Weah (6) : repositionné dans un rôle de latéral droit ce soir, il a parfaitement su conjuguer impact défensif et projection offensive. Explosif sur son couloir, il a offert une passe décisive idéale pour Gouiri dès la 2e minute, avant de contenir efficacement Al-Tamari. En pleine confiance, il a confirmé son excellente dynamique lors du premier acte. Tout autant sérieux et solide en seconde mi-temps, il a très bien muselé son vis-à-vis sur son couloir. Il a multiplié les tentatives de centres, Weah a aussi dégagé un ballon dangereux à la 86e.

- Timber (6) : tout juste arrivé à Marseille, le Néerlandais s’installe déjà comme un élément clé du milieu marseillais. Aux côtés de Højbjerg, il a imposé son rythme et assuré une bonne maîtrise du ballon. Sa lecture du jeu et sa capacité à casser les lignes ont permis à l’OM de garder la main sur le tempo du match. Timber a évolué assez bas tout au long de la rencontre, quasiment à la hauteur de Medina. Auteur d’un plutôt bon match, il a été remplacé par Kondogbia à la 70e. L’ancien de l’Atlético de Madrid a apporté toute son énergie jusqu’à la dernière minute.

- Højbjerg (6,5) : dans un rôle de sentinelle au cœur du jeu, le Danois a livré une première période d’un vrai patron. Présent dans les duels, il a souvent intercepté les transmissions rennaises, à l’image d’un excellent retour à la 10e minute. Seul bémol : un avertissement pour un geste maladroit sur un joueur du Stade Rennais (48e). Il s’est montré tout aussi important en seconde période, multipliant les courses incessantes, les retours défensifs précieux et les interventions décisives qui ont su contenir les assauts rennais jusqu’au bout.

- Nwaneri (4,5) : placé en soutien de l’attaquant, le jeune Anglais a alterné entre intuition et excès d’engagement. Disponible entre les lignes, il a continuellement offert des solutions, mais son tacle dangereux sur Camara à la 23e aurait pu virer à la catastrophe. En effet, il aurait largement pu prendre un carton rouge pour cette action litigieuse. Par précaution, De Zerbi a décidé de le remplacer par Bilal Nadir (6) à la pause. L’entrant s’est montré précieux dans les phases de possession comme à la 60e où il a multiplié les appuis-remises avec Pierre-Emile Højbjerg.

- Paixão (5) : titularisé sur l’aile gauche côté OM, la recrue brésilienne la plus onéreuse de l’histoire du club peine encore à trouver son rythme. Combatif, mais fréquemment brouillon, il a tenté une frappe lointaine largement au-dessus à la 27e minute. Assez logiquement, les supporters en attendent encore davantage dans ses prises d’initiative et dans ses choix. Il a encore été trop discret en seconde période, globalement en dessous du niveau affiché par ses compères en attaque Greenwood et Gouiri. Il a logiquement été remplacé par Traoré à la 77e.

- Greenwood (8) : voir ci-dessus.

- Gouiri (6,5) : préféré en pointe à son concurrent direct Aubameyang, il a parfaitement lancé son équipe avec un but express dès la 2e minute, après une passe parfaite de Weah (1-0). Mobile, inspiré dans ses déplacements, il a souvent gêné la défense rennaise. Face à son ancien club, il a joué libérer et semble retrouver sa confiance d’antan. Il s’est même offert une passe décisive à la 46e, servant parfaitement Mason Greenwood pour le 2-0. Il aurait pu s’offrir un doublé à la 76e après un caviar de Greenwood, mais ce dernier a complètement manqué son tir. Très énervé, De Zerbi l’a remplacé par Aubameyang à la 77e. L’ancienne star de Dortmund a marqué son 10e but de la saison du pied droit, sur un nouveau service parfait de Greenwood (3-0, 83e).

Stade Rennais :

- Samba (4) : il n’a pas eu le temps de toucher le ballon que le 3e gardien des Bleus devait déjà aller le chercher au fond de ses filets, surpris par l’erreur de Merlin (2e). À part cela, le capitaine rennais a passé une soirée calme, où il a rarement été inquiété et même simplement mis à contribution, jusqu’au second but marseillais sur lequel il perd son duel face à un Greenwood, laissé complètement seul par la défense. Même chose sur la réalisation d’Aubameyang où l’OM se retrouve à deux contre un (83e). De quoi sortir de ce 8e de final frustré. Des relances au pied pas toujours précises.

- Seidu (4) : son intensité dans les duels fait du bien dans ce genre de contexte, même s’il a été averti pour une semelle sur Paixao (41e). Comme piston droit, le Ghanéen a plutôt pris le dessus sur le Brésilien, rarement en position de faire mal. Il est vigilant en fermant au second poteau alors que l’ancien de Feyenoord rôdait dans son dos (15e). Plutôt solide dans l’ensemble mais il y a ce placement très douteux sur le but de Greenwood (46e). Et puis il n’a pas existé offensivement. Il a même manqué d’inspiration parfois, trop lisible. Remplacé par Blas (57e) qui n’aura pas montré grand-chose, lui qui avait inscrit le but vainqueur lors de la 1ère journée.

- Ait Boudlal (2,5) : match moyen de la part du défenseur dans la mesure où il a finalement peu été inquiété. Pourtant, il a fait vivre quelques frayeurs à son équipe. Il y a notamment ce jaillissement raté qui a failli coûter cher (15e) et surtout ce ceinturage très dangereux et inutile sur Paixao dans la surface alors que le ballon était loin (44e). Des penaltys ont été sifflés pour moins que ça… Et puis son placement sur le second but de l’OM (46e), où il est abandonné par ses coéquipiers il faut le dire aussi. Le Marocain s’est aussi rendu coupable d’une mésentente avec Jacquet (71e) puis avec Rouault (76e). Averti (73e) et remplacé par Brassier (79e), livré à lui même sur le 3e but marseillais (83e).

- Jacquet (4,5) : il était attendu après l’officialisation de son transfert pour 72 M€ à Liverpool la saison prochaine. Le futur Red a plutôt répondu présent en tentant d’impulser le jeu sur les premières relances par du jeu en triangle. Ses montées balle au pied ont aussi été intéressantes mais jamais récompensées (37e). On peut quand même lui reprocher son positionnement sur le dégagement de Samba où il laisse Ait Boudlal seul derrière et abandonné à son triste sort (46e). Il ne partira pas en vacances avec Balerdi.

- Rouault (4) : sa première mi-temps nourrit longtemps le sentiment que l’OM n’existe pas beaucoup offensivement. Autoritaire dans ses interventions (18e) et déterminé à aller de l’avant, lui qui a perdu sa place de titulaire en championnat, il a su couper quelques connexions dangereuses. L’ancien Toulousain a affiché un visage conquérant mais insuffisant, et a fini par déjouer à l’imager de ce manque de communication avec Ait Boudlal (76e) où Gouiri manque une énorme occasion.

- Merlin (3) : difficile de faire pire comme entame de match avec ce crochet coupable dans sa propre surface intercepté par Weah et conclu par Gouiri (2e). Malgré cette mésaventure, celui qui retrouvait le Vélodrome ce soir s’est remis la tête à l’endroit avec beaucoup d’intensité livrée dans les duels et quelques inspirations même s’il a logiquement parfois souffert face à Greenwood. Le gaucher est passé au milieu après la sortie de Kamara, puis sur le côté droit en piston suite au remplacement de Seidu. À ce poste, l’ancien Nantais a eu peu d’influence et plus de manquer de jus. Averti (67e) et remplacé par Quiñonez (80e).

- Kamara (non-noté) : on a senti le Finlandais un peu à court de forme (il disputait ce soir son 4e match de la saison seulement) dès les premières minutes, souvent à courir après le ballon. Une interception bien sentie (20e) avant d’être victime d’une énorme faute de Nwaneri sur laquelle l’Anglais s’en est miraculeusement sorti avec un jaune (22e), la VAR n’arrivant qu’à partir des quarts de finale. Il a tenté de poursuivre avant de céder sa place à Nagida (30e - note 4), qui a pris le rôle de piston gauche et a eu beaucoup de mal à se mettre dans le match, coupable de trois erreurs sur ses premières décisions, dont un ballon brûlant devant Greenwood. Sa seconde période est un poil mieux dans la mesure où il n’a pas commis de bévue. Des rares centres trop imprécis.

- Camara (4) : il est à l’image de son équipe ce soir, très prévisible et trop académique. Le milieu de terrain n’a pas vraiment réussi à impulser le jeu. Il a été trop lent dans ses transmissions malgré de réelles possibilités, trop de passes latérales également. L’ex-joueur du Stade Brestois s’est montré bien discret pour un soir comme celui-ci où son manque de mobilité interpelle. Au rayon des bonnes choses, on l’a vu compenser, notamment dans le couloir droit. C’est bien peu.

- Szymanski (5) : pour sa première titularisation depuis son arrivée à Rennes, la recrue de l’hiver venue de Fenerbahçe a déçu. Des permutations intéressantes avec Al-Tamari mais un rendement global bien sec. Très discret, on note tout de même en première période ce centre vicieux depuis le côté gauche où Al-Tamari ne parvient pas à appuyer sa tête (45e+1). C’est à peu près tout ou presque puisqu’il y a quand même cette passe en profondeur pour Al-Tamari toujours (87e). Le Polonais s’est donné, et n’a pas hésité à aller au mastic mais on attend plus d’un transfert à 10 M€.

- Al-Tamari (6) : il fut la seule éclaircie rennaise ce soir. Grâce à sa puissance, sa percussion et sa vitesse, l’international jordanien est celui qui a apporté le plus le danger dans la défense adverse. Il y a cette bonne frappe cadrée (25e) et cette tête dans les dix mètres où il doit faire mieux face à De Lange (45e+1). Son appel dans le dos de la défense sur cette offrande de Szymanski aurait mérité d’être mieux suivie (87e). C’est ce qu’on peut lui reprocher, ce manque de réalisme. À sa décharge, il était trop seul pour tenter de déséquilibrer un OM pas impérial en cette période.

- Lepaul (3) : encore une soirée compliquée pour l’ancien buteur d’Épinal où il a souffert face à la doublette argentine Balerdi-Medina, pourtant loin d’être dans un grand soir. Il a mal exploité certaines situations comme sur ce ballon chipé dans les pieds de Balerdi (3e) et un autre devant Hojbjerg dans le rond central (14e). Généreux, et c’est tout. Remplacé dès la pause par Embolo (46e - note 4) dont le jeu dos au but a permis à quelques occasions de faire remonter le bloc. Son physique athlétique a posé quelques problèmes à la défense adverse mais au final, on l’a plus vu se castagner avec Balerdi qu’offrir des opportunités devant. Averti (90e).

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